Cul nu sous ma robe

Nous avons depuis longtemps brûlé nos soutien-gorges, aujourd’hui c’est le tour des culottes ! Oui, vous avez bien lu. Si le no bra a fait une petite révolution dans nos vies ces dernières années, je crois que pas une seule de mes amies ne porte de vrai soutien-gorges, nous sommes toutes passées à la brassière, au triangle sans armature, voire au téton qui pointe, libre de vivre sa petite vie, mais pour le moment on ne s’était pas posé la question de se débarrasser aussi de nos culottes. Après tout, pourquoi pas ? C’est ce que prône les « free pussies ».

Dans ce guide qui date de 2008, on nous explique que la culotte est une invention récente, depuis le 19ème siècle seulement, à l’époque, sa création était nécessaire pour des raisons d’hygiène. Mais aujourd’hui, il n’y aurait plus aucune raison d’en porter, il faudrait au contraire laisser respirer nos minous pour éviter que les bactéries prolifèrent. Je suis toujours partante pour déconstruire, j’ai lu plusieurs articles m’expliquant que je serais plus libre, que ce serait formidable de sentir l’air sur mon sexe, que je ferais moins de machines (un argument assez pauvre à mon humble avis), j’ai même lu que je me sentirais telle une femme fatale le cul nu. J’aurais plus dit actrice porno que femme fatale mais mettons… J’avais quand même quelques appréhensions parce que je déteste vivre nue, dormir nue, bref, j’aime les vêtements, déjà parce que c’est joli mais aussi parce que je suis frileuse. J’ai déjà fait plaisir à un amant en dormant sans culotte puis après une salve d’éternuements, j’ai remis fissa ma culotte parce que je fais ce que je veux ! Quand c’est la canicule, je ne porte pas de culotte, ça me semble logique…. le reste du temps je ne vis pas la culotte comme une contrainte. Mais je suis toujours prête à changer d’avis, il fallait que je tente l’expérience.

J’ai pris la décision d’enfiler une grande robe noire bien longue et d’aller à la pharmacie sans culotte. Je ne risquais absolument rien. J’en aurais pour quelques minutes seulement, ce serait un test. La veille j’avais dormi en short sans culotte et je n’avais pas été convaincue, il fallait aller plus loin, il fallait oser sortir. Quand j’ai marché sans culotte dans la rue, j’étais excitée de savoir que personne ne se doutait que j’étais nue en bas, je ne portais rien, rien du tout ! Devant moi à la pharmacie il y avait un type qui me regardait, je pensais « Si tu savais que je n’ai pas de culotte…. » puis j’ai grimacé « Putain s’il s’avait que je ne porte pas de culotte, c’est… c’est dangereux en fait ! ». Je suis rentrée chez moi à moitié traumatisée par l’expérience. Je n’ai pas trouvé agréable de ne pas porter de culotte, vraiment pas. Il faut dire que je suis épilée intégralement, l’expérience est sans doute différente pour une fille poilue… Je ne porte que des culottes en coton légères justement parce que je tiens à ma flore vaginale, j’ai comme beaucoup de femmes de la lingerie très sexy que je ne porte qu’avant un rendez-vous pour que le mec s’imagine que je suis une femme fatale alors que ce n’est que pour l’apâter, en vrai, je suis en culotte en coton et hoodie « I love New York » dans mon canapé, un chat de chaque côté. Mais la séduction c’est vendre du rêve et je sais en vendre, oh oui !

Verdict : non, je ne me suis pas sentie libre comme l’explique la blogueuse Laetitia, j’ai envie de continuer à m’écouter, à savoir que quand il faut très chaud, je vis sans culotte, mais le reste du temps ça fait sens pour moi de couvrir mes parties intimes. Pour ce qui concerne les traces de culotte quand on porte un vêtement moulant, pour ma part, je porte un string dans ce cas, tout simplement. Je continuerai à glisser à l’oreille de mon mec « J’ai pas de culotte aujourd’hui » pour l’exciter parce que voir ses yeux sortir de leur orbite est un moment dont je me délecte à chaque fois, si je ne portais plus jamais de culotte, ce serait gâcher ce petit plaisir. Je crois que chaque femme est différente et libre de faire ce que bon lui semble. Si ça apporte une confiance à certaines de vivre cul nu, parfait. Pour ma part, c’est plutôt l’inverse, ma culotte me protège des bourrasques de vent, elle me protège des saletés dans l’air, elle est un rempart entre les hommes et moi dans les transports publics, elle est l’expression de ma personnalité aussi puisque c’est moi qui la choisit, confortable et dans une matière naturelle pour tous les jours et diablement sexy pour la nuit. Avec ou sans culotte, peu importe, tant que nous sommes libres !